«Une personne avec une croyance a autant de force que 100.000 personnes qui n'ont que des intérêts» John Stuart Mill

Des archéologues disent avoir trouvé le lieu où est né Saint-Pierre


Des archéologues israéliens ont assuré vendredi avoir découvert une église dans la région de la Galilée. Ils assurent assurant qu'elle a été érigée sur le lieu de l'ancienne maison des apôtres Pierre et André.

Cette église byzantine a été retrouvée à El Araj, entre les lieux bibliques Capharnaüm et Kursi, a annoncé Mordechaï Aviam, qui a dirigé les fouilles archéologiques. Selon M. Aviam, il s'agirait de Bethsaïda, un village de pêcheurs où Pierre et son frère André sont nés, selon l'Evangile de Jean.

Saint-Pierre, ancien pêcheur, est considéré par la religion chrétienne comme l'un des premiers disciples de Jésus. Pour l'Eglise catholique, il est le premier pape.

L'église découverte correspond à la description qu'en fait l'archevêque bavarois Willibald, lors de son voyage à Bethsaïda en 725: il avait alors indiqué qu'une église avait été construite sur le lieu où avaient vécu Pierre et André, selon M. Aviam.

Un tiers du site

"Entre Capharnaüm et Kursi, il n'y a qu'un seul endroit que ce visiteur du VIIIe siècle décrit comme église", souligne M. Aviam. "Et nous avons découvert" cette église.

"Nous n'avons mis à jour qu'un tiers de l'église, voire un peu moins, mais il s'agit bien d'une église, nous en sommes sûrs", a déclaré M. Aviam. "La structure est celle d'une église, les dates (de construction, ndlr) sont de l'époque byzantine, les mosaïques au sol sont typiques" de la période.

Les fouilles, qui ont commencé il y a deux ans, ont permis de découvrir un village romain, avec de "la poterie, des pièces de monnaie, de la vaisselle en pierre dure caractéristique des foyers juifs au Ier siècle", a dit M. Aviam.

Inscription bienvenue

D'autres sites pourraient être identifiés comme le lieu de naissance de Saint-Pierre. A deux kilomètres d'El Araj, le site d'e-Tell fait ainsi l'objet de fouilles depuis 1987, ce qui a permis de découvrir les ruines d'un ancien temple romain.

Pour le professeur américain R. Steven Notley, associé aux fouilles à El Araj, il faut continuer les recherches avant d'établir avec certitude qu'El Araj est bien Bethsaïda.

"Trouver une inscription (...) décrivant en mémoire de qui (l'église) a été construite" serait une bonne façon de s'en assurer, a-t-il déclaré au journal israélien Haaretz.

ATS

«Religieuses abusées, l’autre scandale de l'Église»







La justice allemande a obligé Arte à retirer un documentaire sur des religieuses abusées, censé être disponible en replay jusqu'au 3 mai 2019, après la plainte d'un prêtre, a indiqué à l'AFP le tribunal de Hambourg, confirmant une information de La Croix. Contactée par l'AFP, la chaîne franco-allemande a annoncé qu'elle préparait un recours contre cette décision de justice. Elle précise que le documentaire a été retiré de son site le 5 avril.

«La Chambre de la presse du Tribunal régional de Hambourg a émis une injonction temporaire le 20 mars interdisant à Arte de diffuser certaines déclarations du document Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Église diffusé le 5 mars 2019 qui donne l'impression que le requérant avait eu des rapports sexuels avec la nonne mentionnée dans le reportage contre son gré», a indiqué à l'AFP un porte-parole du tribunal de Hambourg. «Le demandeur est un prêtre qui n'est pas représenté directement dans le document, mais qui est reconnaissable par le contenu d'une entrevue», a-t-il précisé.

Cette enquête de Marie-Pierre Raimbault et Eric Quintin, coproduite par Arte France, donne la parole à des religieuses victimes d'abus sexuels par des hommes d'Eglise, des affaires impunies et souvent étouffées par leur hiérarchie sur 4 continents. 
Diffusé le 5 mars à 20h50 sur Arte France, l'enquête a été regardée par près de 1,5 million de téléspectateurs (6,3% de part d'audience), meilleure audience pour un documentaire depuis le début de l'année sur la chaîne.

Sur internet en rattrapage, le documentaire a été vu près de 2 millions de fois en un mois, selon Arte (1,9 million de vues).

Egger Ph.

Et si Jésus ne serait pas juif, mais un philosophe grec ?


Ressemblance troublante entre Apollonios de Tyane (à g.) et Jésus



S'il est un personnage qui fascine près de 2000 ans après sa mort, c'est bien Jésus de Nazareth, l'homme que les chrétiens vénèrent comme le fils de Dieu. Mais tous ne partagent pas cette vision. Un nouveau documentaire disponible sur Amazon Prime prétend que c'est Apollonios de Tyane, un philosophe et prédicateur grec, qui se cache derrière la figure de Jésus-Christ. Selon les auteurs de «Bible Conspiracies», le philosophe vivait au début du Ier siècle dans l'actuelle Turquie.

Mettant en avant une ressemblance physique troublante entre les deux hommes (en particulier des longs cheveux et une longue barbe), ils relèvent qu'Apollonios s'était taillé une belle notoriété avec ses sermons et des guérisons de malades. Entouré de disciples, à l'instar de Jésus, il menait une vie d'ascète, ayant renoncé au vin et aux femmes. «Il aurait ressuscité des morts et aurait parlé de choses hors de la portée de l'homme. Et, contrairement à Jésus, il existe des preuves démontrant qu'Apollonios a réellement existé», concluent les auteurs.




«Fake news» dénoncée

Alors, les premiers chrétiens auraient-il supprimé les détails des supposés miracles accomplis par Apollonios, car ils craignaient qu'il usurpe l'identité du Christ? Si les conspirationnistes et autres théoriciens du complot seront heureux de découvrir le documentaire proposé par Amazon, les croyants, eux, ont vite qualifié cette thèse de «moquerie» ou de «fake news». Pour eux, ces allégations ne reposent sur aucune preuve historique et ne sont étayées par aucun témoignage d'experts crédibles.