«Une personne avec une croyance a autant de force que 100.000 personnes qui n'ont que des intérêts» John Stuart Mill

L’Islam envahira l'Europe : la vision prophétique de Jean-Paul II


Vous n’avez sans doute rien su de la longue conférence qu’a donnée Monseigneur Mauro Longhi au presbytère de la prélature de l’Opus Dei, à l’ermitage de Bienno, le 22 octobre 2017, jour que l’Église a choisi pour rendre hommage au pape défunt. Mgr Longhi a révélé avoir été témoin d’une vision que Jean-Paul II eut en mars 1993, lors de l’un de ces week-ends que le pape aimait passer dans la montagne au val Camonica.

Mgr. Longhi n’est pas n’importe quel prélat. C’est lui qui accueillait le Saint-Père lorsque celui-ci quittait le Vatican pour prendre l’air des Abruzzes. Il l’a accompagné à pied ou à ski pendant dix ans de 1985 à 1995. Jean-Paul II appréciait sa compagnie, comme plus tard Benoît XVI, qui l’appela au dicastère Vatican de la Congrégation du clergé. Ce monsignore n’est pas coupable d’inventions farfelues, même si, samedi, il est en partie revenu sur ses propos.

L’inquiétante vision du pape Jean Paul II ne fut jamais portée à la connaissance du public avant le 22 octobre dernier. Vous pouvez voir cette conférence, en italien, ici. Le passage qui nous intéresse se trouve à la 48e minute.

Mgr Longhi s’étend sur ses rencontres avec Jean-Paul II. Il explique à son auditoire qu’il le croisait la nuit dans ce refuge montagnard devenu la maison où l’Opus Dei accueille ses prêtres et séminaristes. Il voyait le Saint-Père agenouillé dans la petite chapelle pendant des heures sur les bancs de bois devant le tabernacle.

Mais ce jour de mars 1993, alors que le pape et lui marchaient en tête du petit groupe qui les accompagnait, ils se sont assis, adossés à un rocher, et il eut l’une des visions dont il était coutumier. Mgr Longhi explique alors que le cardinal Andrzej Deskur, de Cracovie, lui avait confirmé que Karol Wojtyła, dès sa première messe, le 2 novembre 1946, avait le don de vision : « Il parle avec Dieu incarné, Jésus, il voit son visage et aussi le visage de sa mère. » Puis Mgr. Longhi poursuit son récit devant un auditoire en haleine :

« J’ai le regard posé sur lui, pensant qu’il avait peut-être besoin de quelque chose, mais il se rend compte que je le regarde, que sa main tremble, que c’est le début de la maladie de Parkinson. « Cher Mauro, c’est la vieillesse… », et moi, tout de suite : « Mais non, Sainteté, vous êtes jeune ! » « Ce n’est pas vrai ! Je dis que je suis vieux parce que je suis vieux ! »

« C’est alors que Wojtyla change de ton et de voix et, me faisant partager l’une de ses visions nocturnes, il me dit : « Rappelle-le à ceux que tu rencontreras dans l’Église du troisième millénaire. Je vois l’Église affligée d’une plaie mortelle. Plus profonde, plus douloureuse que celles de ce millénaire » – se référant à celles du communisme et du totalitarisme nazi. « Elle se nomme l’islamisme. Ils envahiront l’Europe. J’ai vu les hordes venir de l’Occident vers l’Orient », et il me fait une par une la description des pays : du Maroc à la Libye en passant par l’Égypte, et ainsi de suite jusqu’à la partie orientale. Le Saint-Père ajoute : « Ils envahiront l’Europe, l’Europe sera une cave, vieilles reliques, pénombre, toiles d’araignée. Souvenirs familiaux. Vous, Église du troisième millénaire, vous devrez contenir l’invasion. Mais pas avec des armes, les armes ne suffiront pas, avec votre foi vécue intégralement. » »
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Pourquoi Mgr Longhi est-il revenu partiellement sur sa version initiale de la vision papale ? A-t-il été sermonné vertement par ses supérieurs, voire par le Vatican? Toujours est-il que devant l’ampleur que prenaient ses révélations, il l’a légèrement modifiée :

« Je suis surpris par l’écho qu’ont eu mes propos. Je vois que certains les interprètent en termes de “bataille entre chrétiens et musulmans”. Je suis très attristé par cette lecture et je m’excuse si, par manque de clarté, je peux avoir conduit à cette interprétation : dans l’esprit de Jean-Paul II, il n’y avait aucune idée de “bataille”, au contraire il y avait une recherche de relations. […], le Pape se référait à certains groupes de terroristes qui avaient déjà commencé à agir, utilisant le nom de Dieu (comme le pape François nous le rappelle souvent aujourd’hui), et dans ses commentaires, il n’y avait aucune sorte de généralisation. »
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Quoi qu’il en soit vraiment de cette semi-retractatio, une chose est sûre : cette vision de l’islamisation de l’Europe était bien prophétique car, depuis 1993, les signes et les preuves se sont malheureusement accumulés.

Floris de Bonneville
Journaliste
Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Un passage du "Notre Père" va changer cette année


Les catholiques ne diront bientôt plus "ne nous soumets pas à la tentation", mais "ne nous laisse pas entrer en tentation": cette nuance dans le "Notre Père", qui a fait couler beaucoup d'encre, devrait finalement entrer en vigueur, après un ultime report, le 3 décembre.

Ainsi en ont décidé les évêques de France réunis cette semaine à Lourdes en assemblée plénière de printemps, a annoncé la conférence épiscopale ce vendredi 31 mars.

"L'entrée en vigueur de la nouvelle traduction du 'Notre Père' dans toute forme de liturgie publique" aura lieu "le premier dimanche de l'Avent 2017", qui ouvrira le 3 décembre la nouvelle année chrétienne, précise le communiqué.

La première traduction intégrale en français de la Bible liturgique a été validée par le Vatican à l'été 2013. Mais ce feu vert est resté sans effet à ce jour sur la manière de réciter la plus célèbre prière chrétienne à l'église, où c'est le missel (livre de messe) qui a cours.

Intenses débats théologiques

Les nouveaux livres liturgiques devaient être utilisés à partir du 5 mars dernier (1er dimanche de carême) mais cette mise en œuvre avait subi un énième report, en raison d'ultimes divergences de vue entre les conférences épiscopales francophones et la Congrégation pour le culte divin à Rome.

Le sixième et avant-dernier verset du "Notre Père" avait suscité d'intenses débats théologiques ces dernières années. Exit, ont finalement décidé les évêques, "ne nous soumets pas à la tentation", qui laissait penser que les fidèles étaient poussés par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché. Place à "ne nous laisse pas entrer en tentation", qui érige plutôt leur créateur en protecteur bienveillant.

L'Eglise protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016.

Il se peut toutefois que les fidèles peinent à modifier des habitudes bien ancrées: la version actuelle est utilisée depuis un demi-siècle, à la suite d'un compromis œcuménique passé en 1966, dans la foulée du concile Vatican II.

AFP

Le tombeau du Christ dévoilé après neuf mois de rénovation


Le tombeau où le Christ a été enterré selon la tradition, paré de ses nouvelles couleurs dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 21 mars 2017 [THOMAS COEX / AFP]


Après neuf mois de restauration, le tombeau où, selon la tradition, le Christ a été enterré, a été dévoilé mercredi lors d'une cérémonie dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Débuté en mai 2016, le vaste chantier de rénovation a permis de consolider l'édicule de marbre qui surplombe le tombeau --entièrement démonté par des spécialistes grecs puis reconstruit à l'identique-- et de redonner ses couleurs d'origine au lieu le plus saint du christianisme.


Le tombeau où le Christ a été enterré selon la tradition, paré de ses nouvelles couleurs dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 20 mars 2017
[Gali TIBBON / AFP/Archives]


Lors de la cérémonie de mercredi, à laquelle participaient de nombreux dignitaires de différentes obédiences chrétiennes, pour la première fois depuis des décennies, l'édifice a été dévoilé sans la structure métallique qui en barrait la vue auparavant. «Ce n'est pas seulement un don fait à la Terre Sainte, c'est un don adressé au monde entier», a lancé le patriarche grec orthodoxe Theophilos III de Jérusalem au parterre d'invités, dont le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

«Avant, le monument était tout noir», les murs de l'édicule ayant été assombris par la fumée des cierges des pèlerins, explique à l'AFP la restauratrice en chef Antonia Moropoulou. Aujourd'hui, «il a repris sa véritable couleur, la couleur de l'espoir». Le chantier a vécu en octobre un moment «historique»: la plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours. La dernière fois que des hommes avaient pu accéder au coeur du lieu le plus saint du christianisme remontait à 1810, lorsque de travaux de restauration avaient été entrepris à la suite d'un incendie.

Le tombeau où le Christ a été enterré selon la tradition, paré de ses nouvelles couleurs dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 21 mars 2017
[Gali TIBBON / AFP]


Dans les années 1960 et 1990, d'autres rénovations avaient été effectuées dans différentes parties de l'église, située dans la Vieille Ville de Jérusalem, aux abords des lieux saints du judaïsme et de l'islam que sont le Mur des Lamentations et l'Esplanade des Mosquées. L'édicule en revanche avait été négligé. En neuf mois toutefois --et pour un montant de 3,4 millions d'euros--, pratiquement tout y a été démantelé, nettoyé et restauré, y compris les colonnes et les dômes situés au dessus et à l'intérieur de l'édifice. Une fenêtre a été percée pour permettre aux pèlerins de voir la pierre nue de l'ancien caveau pour la première fois.

Disputes

Les travaux ont été financés par les trois principales confessions chrétiennes du Saint-Sépulcre (Grecs-Orthodoxes, Franciscains, Arméniens) ainsi que par des contributeurs publics et privés. Samuel Aghoyan, le supérieur de l'église arménienne, s'est félicité que l'édicule ait désormais «l'allure d'un nouvel édifice» après cette restauration.

Un ecclésiastique dans le tombeau où le Christ a été enterré selon la tradition, dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 21 mars 2017
[Gali TIBBON / AFP]


Selon la tradition chrétienne, le corps de Jésus a été posé dans un lit funéraire taillé dans le roc à la suite de sa crucifixion par les Romains en l'an 30 ou 33. Les chrétiens croient que le Christ a ressuscité et que des femmes venues oindre son corps trois jours après son enterrement ne l'y ont pas trouvé.

Des fidèles chrétiens allument des cierges autour du tombeau où le Christ a été enterré, dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 21 mars 2017
[Gali TIBBON / AFP]


Certains chrétiens estiment que Jésus a été enterré dans le Jardin de la Tombe, situé en dehors de la muraille de la Vieille Ville de Jérusalem. Mais selon Antonia Moropoulou, ce qui a été trouvé lors des travaux prouvent que la tombe de Jésus se trouve bien dans l'édicule. D'autres projets sont envisagés pour renforcer les fondations de l'édicule et restaurer le sol de l'église, explique Samuel Aghoyan. Mais une telle opération nécessite au moins six millions de dollars.

De plus de tels travaux supposent que les Grecs-Orthodoxes, les églises arménienne et catholique, qui se partagent le contrôle du lieu, surmontent leurs disputes ayant provoqué par le passé des reports de rénovation.